Le processus de paix entre le gouvernement colombien et les FARC-EP a pour objectif de mettre fin au conflit armé colombien. Les négociations débutent en septembre 2012 durant le mandat du président Juan Manuel Santos et ont essentiellement lieu à La Havane (Cuba).

Les négociateurs annoncent un accord définitif pour mettre fin au conflit et construire une paix durable le 24 août 2016, sous réserve de ratification populaire dans un référendum le 2 octobre 2016. Dans les semaines qui suivent cet accord, un forum international pour la paix se tient à Bogota. L’accord est signé à Carthagène des Indes par Juan Manuel Santos et Rodrigo Londoño le 26 septembre 2016, mais rejeté par référendum le 2 octobre.

Le 18 octobre 2012, à Oslo, des délégués des FARC et du gouvernement donnent une conférence de presse commune marquant le début de négociations qui ont lieu dans un premier temps dans la capitale norvégienne, puis par la suite à La Havane, avec comme pays garants du processus la Norvège et Cuba. Ces pourparlers qui, sur refus du gouvernement, se tiennent sans mise en place d’un cessez-le-feu sur le terrain, ont pour objectif de permettre la fin du conflit armé1. Les discussions reprennent en 2013 à La Havane sur un programme en cinq points : réformes agraires, cadre juridique pour la réinsertion des FARC dans la vie politique et sociale, mécanisme de fin du conflit, lutte contre le trafic de drogue, et réparations à apporter aux victimes. Le 26 mai 2013, les deux parties annoncent avoir trouvé un accord sur le premier de ces points, les réformes agraires, accord qui ne pourra devenir définitif que si l’ensemble des points mis à la négociation sont résolus2. Le 24 septembre 2014, les FARC et le gouvernement colombien ont publié conjointement les accords partiels conclus dans le cadre des négociations de paix dans un but déclaré de « transparence »3.